6 conseils pour se lancer dans un carnet de voyage à l'aquarelle
Osez le carnet de voyage !

Le mois de juin touche à sa fin, l’été s’est déjà bien installé, et, qu’on soit plutôt team juillet ou team août, le moment est bientôt venu de préparer notre valise. On vous a déjà parlé du matériel indispensable à prendre avec vous pour faire de beaux carnets de voyages, on vous donne maintenant quelques conseils pour oser vous lancer !
#1 Bien connaître sa boîte d’aquarelle
Si vous venez de faire l’achat de votre boîte d’aquarelle, on vous conseille de prendre un moment pour faire connaissance avec elle, à commencer par réaliser, sur un papier que vous conserverez, des échantillons de toutes les couleurs qui s’y trouvent. Car oui, les couleurs n’apparaissent pas de la même manière en godet, que diluées dans l’eau et appliquées sur du papier. Donc plutôt que de tester et de retester à chaque fois que vous avez envie d’en utiliser une, référez vous à cette feuille test, que vous pouvez conserver dans votre carnet de voyage. Vous pourrez même y ajouter au fur et à mesure les mélanges qui vous ont particulièrement tapé dans l’œil, et que vous souhaitez réutiliser. Veillez simplement à bien noter en dessous du mélange les couleurs que vous avez utilisées pour le faire.
Pourquoi on fait ça ? Parce que peindre sur le vif nécessite… d’être vif : il est possible en effet que votre sujet bouge, ou que les amis qui vous accompagnent dans ce voyage perdent patience. Une bonne maîtrise de sa boîte et de ses couleurs permet de gagner du temps et d’être plus alerte lorsqu’il s’agit de croquer ce qui nous entoure.
#2 Commencer par une nature morte rapide, directement au pinceau, pour se mettre en jambe
Avant de vous lancer dans le dessin d’une ville grouillante, préférez peut-être une nature morte rapide pour vous mettre en jambe. Un sujet simple, comme votre matériel ou votre assiette de petit déjeuner, vous permettra de vous mettre dans le bain sans en faire tout un plat. Veillez quand même à garder une contrainte de temps pour vous habituer à avoir un geste vif avec votre pinceau.
#3 Rentrer en empathie avec son sujet
Connectez-vous à votre sujet en prenant le temps de bien l’observer. Si vous passez plus de temps à regarder votre feuille que ce que vous avez sous les yeux, vous perdrez, en empathie et donc en justesse en termes d’émotion. Privilégiez cette connexion, à un travail dans le détail qui sera peut-être plus exact dans les proportions, mais moin sensible. Rappelez vous ce que vous souhaitez garder de cet instant : le nombre d’arbres et leur position ou le sentiment de tranquillité que vous avez ressenti en regardant ce paysage ?
#4 Garder de la liberté par rapport à son sujet
N’oubliez pas que le dessin vous permet d’interpréter votre sujet, de sélectionner les éléments que vous avez envie de représenter, d’en éliminer certain, de simplifier ce qui vous paraît trop compliqué, de choisir les couleurs qui vous font plaisir plutôt que de se cantonner à la réalité. Alors plutôt que d’être l’esclave de ce que vous avez sous les yeux et de vouloir représenter les choses de manière exhaustive et réaliste, profitez de votre liberté d’interprétation et donnez une intention à votre dessin !
#5 Laisser du blanc dans son aquarelle
Attention à ne pas remplir toute votre feuille de couleur. Laisser des réserves de blancs est essentiel pour apporter de la lumière à votre dessin, pour faire circuler le regard, pour y apporter de la structure.
#6 Tirer partie de la contrainte de temps
Peindre dans une durée limitée peut faire peur, peur de mal faire, de ne pas dessiner assez vite. Pourtant, la sensation de devoir aller vite apporte une énergie, une liberté du geste que l’on n’a pas quand on sait qu’on a tout son temps. La contrainte oblige à aller à l’essentiel, à trouver des solutions et donne la sensation du mouvement en perpétuelle évolution. D’ailleurs, laisser votre dessin inachevé peu également être un parti pris intéressant pour renforcer cette impression.
Et pour aller plus loin, voici nos cours en ligne pour perfectionner vos techniques de carnet de voyage à l’aquarelle :
- L’atelier « Aquarelle urbaine » avec Delphine Priollaud pour apprendre à croquer des paysages urbains sur le vif
- Les cycles « New York avec toi » et « Week-end à Rome » avec Juliette Plisson pour voyager depuis votre canap’