L'art écologie
L'art pour un monde durable

Nadja M – The Fish
Aujourd’hui on se penche sur cette pratique issue de la fin des sixties, entre voyage dans le temps et prise de conscience, laissez-vous guider par la plume du PAON.
Quand l’art se tourne vers la nature à la fin des années 1960 aux Etats-Unis, ce n’est pas pour retranscrire un magnifique paysage comme on a l’habitude de voir dans les tableaux qui ont façonné l’histoire de l’art. On change de perspective…
S’entourer de la nature, la placer au centre, oui… mais comment ?
Ce mouvement réunit les artistes autour de l’utilisation de matériaux naturels ou d’objets destinés au rebut. Certains collaborent même avec le vent, l’eau et la lumière du soleil pour intégrer pleinement la nature au cœur de leurs œuvres. Le fonctionnement d’un écosystème et les problèmes environnementaux se placent au centre de leurs réflexions. Ces démarches et créations artistiques visent à informer le public et proposer de nouvelles solutions pour que puissent coexister l’être humain et la nature, pour des sociétés plus durables et des écosystèmes plus résilients. Suivez-nous, on vous présente quelques figures de proue qui ont développé différentes approches de l’art écologie…

Eve Mosher – Interrelated
Pour y parvenir, différentes pratiques visent à mettre en valeur ces problématiques à travers des créations stimulant le dialogue. Comme, par exemple, l’artiste Eve Mosher qui travaille l’intersection du changement climatique et de l’imaginaire en créant des outils pour aider les communautés à créer leur propre histoire future.

Betsy Damon – Living Water Garden
Beaucoup d’artistes ont également travaillé avec des scientifiques spécialistes de l’environnement pour restaurer ou dépolluer les écosystèmes. L’artiste Betsy Damon a notamment collaboré avec des biologistes, des scientifiques, des ingénieurs ou encore des paysagistes, pour sensibiliser le public à une meilleure préservation de l’environnement.

Kim Stringfellow – Safe As Mother’s Milk: The Hanford Project
Enfin, certaines œuvres se présentent sous forme de projets militants visant à mobiliser, informer et changer les comportements. C’est cette pratique que l’on retrouve dans le travail de Kim Stringfellow, notamment avec son projet Safe As Mother’s Milk: The Hanford Project. Cette œuvre dénonce les rejets de matières radioactives par l’industrie américaine pendant la Guerre Froide.
L’art écologie, à quoi ça sert ?
Pour reprendre Joanne Clavel, chercheuse en interdisciplinarité des Humanités Environnementales, l’art écologie ne se limite pas seulement à l’œuvre en tant qu’objet éco-responsable ou sensibilisant. Cela va bien au-delà puisque ce mouvement cherche à rendre le public acteur et à remplacer les discours culpabilisants. Ces créations deviennent un outil de médiation pour les publics afin qu’ils se sentent plus engagés et concernés. Elles provoquent une prise de conscience et même un changement social, grâce à leur capacité à communiquer, transmettre et percuter les spectateurs. Elles permettent aux publics de changer leurs perceptions grâce au fort pouvoir émotionnel dont elles témoignent, pouvant ainsi provoquer une prise de conscience et donc un changement de comportement chez le spectateur.
Si vous avez envie d’en savoir plus et de vous y frotter, on vous propose des ateliers d’art écologie animés par l’artiste Nadja M. C’est en plaçant le remplois de matériaux bruts ou organiques ainsi que des objets destinés au rebut ou recyclés, au cœur de son travail, que Nadja s’inscrit dans la lignée de ce mouvement qui prend racine dans les années 60. Son désir le plus cher ? Redonner ses lettres de noblesse aux objets du quotidien et à la “nature organique”, comme elle le dit si bien ! Pour tenter l’expérience, c’est juste ici : Ateliers d’art écologie du PAON.