Leda Maçoro, artistique hollistique
Artiste holistique, directrice artistique et illustratrice, l’art rythme le quotidien de Leda Maçoro. Dans sa vie professionnelle comme personnelle, Leda compose autour des arts plastiques en proposant une approche thérapeutique.
Leda : J’ai été formée en école d’art, plus précisément en arts appliqués avant de faire un parcours de communication visuelle. A la suite de mes études, je suis devenue directrice artistique. En 2018, ma vie prend un virage : je pars en Inde pour pratiquer le yoga et à mon retour à Paris, je décide de quitter mon travail. J’étais déjà très sensible au yoga, à la méditation et au bien-être de façon générale. Je voulais faire quelque chose qui ait du sens pour moi. Alors, je me suis mise à mon compte et j’ai travaillé comme graphiste pour des entreprises de bien-être. Lorsque le confinement est arrivé, en 2020, je proposais des cours de mandalas en ligne et les retours qui ont suivi ont été très positifs. Aujourd’hui, j’ai plusieurs activités : je donne des cours à l’Hôtel Hoy (dans le 9e arrondissement de Paris), j’organise des cercles de femmes et des séances de peintures corporelles, j’enseigne dans les écoles Montessori, et bien sûr, j’anime des ateliers artistiques.
L’art est mon cœur de métier mais aussi ma passion. C’est une chance de pouvoir réaliser un métier-passion. D’ailleurs, même quand j’ai du temps libre, j’aime aller dans des expositions, des musées ou lire une biographie d’artiste.
J’ai tendance à souvent changer de médium. Ils évoluent selon mes envies, en ce moment je suis captivée par les aquarelles métalliques ! Sinon, ma pratique favorite est celle du body painting : le corps est le support que j’aime le plus. La peinture corporelle travaille les couches subtiles du corps et de ses énergies. C’est à la fois une pratique artistique mais aussi spirituelle, car elle permet de prendre conscience de notre lumière intérieure.
En 2018, je combinais 1h de yoga puis 1h30 de mandala. Aujourd’hui, j’organise des journées pour faire des rituels en collectivité, en suivant le cycle lunaire. Le but de ces réunions est de se connecter à son potentiel créatif. Ces rituels sont à la fois pour moi et pour les autres. Cela peut prendre la forme de séances de peintures corporelles, d’atelier dessin de mandala, mais aussi de méditation guidée. Le collectif nous donne de l’élan dans la création, il permet de poser son intention et de s’accorder du temps. Pratiquer des rituels donne de l’importance à ses futurs créations, et on arrive mieux à lâcher prise comme ça.
Parmi les artistes que j’adore, il y a Lucia Dami, Amy Charlette, Estelle (Ilaaj Ritual). Je suis également des comptes Instagram qui publient régulièrement des photos de mandalas, tels que The Art of Process, Mandala Expert et Mandala Sharing Page.
Selon moi, l’art est thérapeutique, d’où le fait de vouloir travailler dans le bien-être. Seulement, je pense que l’important est de le pratiquer avec intention. Dans l’art, comme dans le sport, la perception est capitale. De plus, l’accompagnement et la transmission rendent l’art d’autant plus précieux. Créer apporte du bonheur, de la sérénité. Le rôle que j’aime prendre est de révéler les talents en chacun de nous. L’expression de soi est un vecteur de communication. Qu’on le pratique ou qu’on l’admire, on peut capter le message de l’artiste et se connecter à l’art.
Je me souviens qu’à l’école, quand j’étais petite, on nous donnait des mandalas à colorier pour calmer les enfants. J’ai redécouvert cette pratique dans mon parcours de yoga. Le mandala regroupe une force symbolique : par exemple, les Yangtras, les mandalas hindous, canalisent les énergies et préparent le corps à méditer.
Le mandala réunit les notions de yoga et de reiki : c’est un dessin spirituel sacré qui représente une unité, un univers. Sa symbolique est très forte en termes de vibration et les mandalas sont partout autour de nous une fois qu’on y prête attention.
Pour moi, le mandala est un outil de transmission et de partage. Bien que je ne sois ni coach ni psy, l’art me permet d’accompagner les personnes et de créer une connexion. De plus, l’hiver est propice à l’introspection et le mandala s’y prête parfaitement !
Pour dessiner des mandalas, il faut : une feuille, un compas ou des objets ronds pour faire des cercles (assiettes, verres…), une règle et un crayon de papier bien taillé. C’est le strict nécessaire.
Personnellement, j’aime travailler sur du A4 ou A5 pour me concentrer sur les détails minutieux. Le stylo bic ou à encre noir fait ressortir le dessin et lui donne un encrage définitif. Ensuite, on peut rajouter de la couleur selon le médium qu’on préfère (feutres, crayons de couleur, peinture) bien que je préconise plutôt les techniques qui sèchent rapidement. Pour finir, on peut rajouter des éléments décoratifs comme des paillettes.
Le mandala est un art méditatif et intuitif, par conséquent il ne faut pas trop réfléchir et se faire confiance. Je recommande de dessiner en étant détaché·e du résultat, d’écouter son enfant intérieur et de profiter du moment.
Dans un premier temps, on apprendra à connaître ses émotions et à se dévoiler. Puis, dans un travail lent et manuel, on ira chercher les messages du cœur, se connecter à notre mental et se relier à notre spiritualité. Le mandala nous permettra d’entamer un travail d’introspection relié à nos émotions et à notre potentiel créatif.
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