Savez-vous que toutes vos petites (ou grosses) erreurs peuvent être le point de départ d’une belle créativité ? Oui, du moins, si vous décidez de changer de perspective, et de considérer l’erreur, non plus comme une bourde à rectifier, mais comme une opportunité. Suivez-nous, on vous explique…
L’erreur est une chance à saisir.
D’après son étymologie, erreur vient du latin latin error (« course à l’aventure »), visiblement dérivé du verbe errare, signifiant « errer ». Errer donc, dans le sens d’aller à l’aventure, de vivre une expérience. On parlait des erreurs d’Ulysse pour parler de ses voyages ! On ne fait pas fausse route, on s’aventure simplement, sans jugement et en laissant la place à l’aléa. C’est beaucoup plus poétique ainsi.
La création est une aventure. Et l’erreur serait son point de départ ?
Le fait de décomplexer l’erreur n’est pas seulement adopté dans l’art.
Les scientifiques aussi font des erreurs, et reconnaissent leurs pertinences. Ils ont même attribué le nom de sérendipité au fait de faire par hasard une découverte inattendue et fructueuse.
Dans le domaine industriel, le géant de la confiserie Carambar à fait l’expérience de l’erreur créatrice avec le dérèglement de sa machine de production. Son célèbre caramel en bar devait initialement être carré, et on aime croire que son succès n’aurait pas été le même sans cet accident !
Célèbre phrase du peintre Francis Picabia ! Et oui, beaucoup d’artistes ont eu à coeur, dans leur démarche, de cultiver l’aléatoire, les fausses routes, les expérimentations… Rencontrons-en quelques un.e.s :
Nikki de Saint Phalle positionnait des flacons d’encre sur lesquels elle tirait pour laisser l’aléatoire guider l’encre sur sa toile, en poussant les limites de l’expérimentation.
Dans la même démarche, la technique japonaise du Kintsugi adopte une idéologie de l’erreur valorisée et non plus destructrice. Cette technique utilise la feuille d’or pour réparer les céramiques fissurées. Les accidents et les casses des objets ne signifient plus leurs fin, mais un renouveau.
De manière plus contemporaine, on entend parler du glitch ou l’art du bug, qui défend la beauté de l’imperfection et l’esthétique de l’erreur en s’autorisant l’utilisation du bug dans la création numérique. Vous pouvez jeter un oeil à ce que fait Rosa Menkman en la matière.
Il a plusieurs façons d’aborder la notion d’erreur, par le hasard ou de manière intentionnelle. Une des clefs offerte par cette idéologie est de cultiver vos erreurs, parfois même de les provoquer, pour repousser les limites de la création et vous aventurer vers de nouveaux horizons inexplorés.
N’essayez plus de gommer vos erreurs,
Acceptez les.
Considérez les comme base de création.
Et vivez l’aventure de la pratique artistique !
Si vous souhaitez en découvrir plus sur la manière de s’approprier ses erreurs pour impulser la création artistique, c’est ce que fait Keren Schwartz dans son atelier : Au détour de l’aventure artistique, l’expérimentation et l’erreur.
Le tarot, un art comme un autre