L'Art de soigner les maux
Les multiples facettes de Marie Leberquier

Marie Leberquier dans son atelier
Nous avons tous un côté créatif … Marie en est convaincue. Elle-même inspirée par des scènes quotidiennes, elle nous fait part de silhouettes dans un style naïf et coloré. Même si ses ateliers nous mettent dans les bottes de différents artistes, elle nous encourage plutôt à exprimer notre créativité pour apprendre à nous connaître un peu mieux nous-même. Avec sa casquette d’art-thérapeuthe, elle aide et accompagne les personnes en difficulté à se relâcher et renouer avec leur créativité pour soigner leurs maux. Rencontre avec l’artiste qui vous permet de vous réconcilier avec votre âme d’enfant !
Le PAON : Peux-tu nous parler de ton travail en tant qu’artiste ?
Marie : Je m’inspire de scènes de vie. Je trouve qu’une personne de dos, sa façon de s’asseoir, en dit beaucoup plus que l’expression de son visage.
Quel est ton médium de prédilection ?
Je travaille essentiellement à l’acrylique parce que c’est une peinture épaisse que j’aime travailler au couteau.
En quoi consiste ton travail en tant qu’art-thérapeute ?
Je travaille avec des personnes qui ont des maladies neurodégénératives, avec la partie saine qui est encore en eux. Je les rejoins dans un univers un peu surréaliste. On a des échanges qui pourraient surprendre les gens, s’ils étaient là. Mais ces personnes se sentent comprises et peuvent être touchées par elles-mêmes en voyant ce qu’elles ont fait. Même si, au bout de 10 minutes, elles ont oublié que c’est elles qui ont fait cette création.
Pourquoi as-tu rejoint l’aventure du PAON ?
Parce que je trouve que cela apporte une grande fraîcheur, un grand dynamisme. C’est super pour nous artistes, parce que, en tout cas moi, je travaille assez seule finalement.
Le PAON en un mot ?
Découverte de soi, peut-être !
Quels cours de peinture en ligne as-tu conçus ?
Mon idée est de proposer quatre ateliers, en partant de peintres que j’aime énormément. Et pas tellement de peindre à la manière de ces peintres, mais d’observer leur démarche créative et la rendre accessible à tous.
Je vais commencer par André Derain, qui est un peintre fauve. Il s’intéresse aux formes et aux couleurs. A partir d’un paysage noir et blanc, on va d’abord observer les contrastes, les noirs, les blancs, les gris. Et les refaire à sa façon.
Le deuxième atelier sera sur Giacometti, qui est pourtant un sculpteur. Mais ce que j’adore chez lui, c’est qu’il est allé vers quelque chose qu’il ne connaissait pas du tout : la sculpture. C’est un peu comme le PAON, aller vers des choses qu’on ne connaît pas forcément. Lui, il montre les formes par petits bouts. On va le faire en peinture, avec de la peinture noire très épaisse et en s’inspirant de danseurs.
Ensuite, Picasso ! Il savait parfaitement dessiner, mais il disait : « J’ai passé toute ma vie à essayer de peindre comme un enfant ». C’est un atelier qui invite à faire appel à sa fantaisie, à son imagination. On part d’un portrait du 18ème, d’un homme et d’une femme. Et l’idée, c’est de le transformer à la manière de Picasso … En essayant de défaire la perspective, la forme des yeux, imaginer des motifs dans le chapeau, dans les vêtements.
Et enfin, on finira par Nicolas de Staël. Il part de sujet comme des joueurs de foot, et il arrive à transformer ça en quelque chose de très poétique.
Et pour finir … un conseil pour nos élèves ?
Se lâcher, lâcher prise !
Pour (re)voir la vidéo de l’interview de Marie dans son atelier, c’est par ici.
Marie a animé un cycle de 4 cours de peinture en ligne, accessible à tous les niveaux et intitulé “Dans les baskets des grands artistes”, disponible en replay !
Et pour retrouver ses actualités :
→ Son compte Instagram : @braderie.tableaux
→ Ses sites : www.marie-fait-ta-toile.fr & www.art-therapie-marie.fr