Paysage à l’aquarelle

Paysage à l’aquarelle

Rencontre avec Ondine de Peretti

Crédit photo : o_aquarelles

Ondine de Peretti est une aquarelliste minimaliste. Elle peint des paysages envoûtants grâce à une palette minutieusement choisie, en quelques coups de pinceaux seulement. Aujourd’hui elle nous livre ses secrets sur sa pratique de l’aquarelle…

Le PAON : Bonjour Ondine ! Peux-tu te présenter et nous parler de ta pratique ?

Ondine : Bonjour ! J’ai commencé l’aquarelle en avril 2020, pendant le confinement. J’avais déjà fait de la peinture à l’huile avant, mais mes enfants et la peinture à l’huile c’est assez peu compatible. Alors je me suis mise à l’aquarelle parce que c’est une pratique plus accessible. J’ai débuté par des compositions florales, en m’inspirant d’artistes sur Instagram, puis je voulais me lancer dans les paysages. J’ai pris un cours avec Marie Boudon et ça m’a mis le pied à l’étrier. J’ai eu un déclic l’été 2021, j’avais envie de me concentrer sur les paysages minimalistes et depuis je ne fais plus que ça !

Quelles sont tes sources d’inspiration au quotidien ?

Mes sources d’inspirations sont très variées. Au tout début, je partais de photos ou de ce que je voyais autour de moi. J’ai commencé quand j’étais à la mer, donc avec beaucoup de paysages marins. J’ai très vite compris que je ne voulais pas coller aux couleurs de la nature. Je voulais des palettes plus percutantes, plus harmonieuses, plus intenses et plus vives. Je me suis constituée une banque d’inspirations, composée de couleurs, de photos dénichées sur Instagram et sur Pinterest, ou prises sur le vif dans la rue. A partir de cette banque, j’en tire ma palette coloré, et puis je réfléchis à une composition et à des éléments que je n’ai pas encore travaillés.

Crédit photo : o_aquarelles

Ressens-tu parfois le syndrôme de la page blanche ?

Carrément ! Toute l’inspiration vient de l’ambiance dans laquelle on est. Là par exemple, il pleut des cordes dehors, c’est clair que je ne vais pas peindre la mer sous un beau soleil ! Parfois, l’ambiance ne m’inspire pas. J’ai beau chercher des images d’inspiration, ça ne “match” pas tout à fait avec mon humeur, et quand je me lance il n’en ressort rien d’intéressant. Souvent j’arrive à m’en sortir grâce à une palette de couleurs, c’est ça qui me relance dans la création. 

D’où est-ce que tu peins tous ces beaux paysages ?

J’ai installé mon bureau, avec un mur d’inspiration, d’autres aquarelles d’artistes et mes créations préférées, des palettes et swatch, mon nuancier et tout mon matériel ! Mon bureau est petit mais il me permet de ne pas ranger mes affaires car pour moi c’est important de tout avoir à disposition et de pouvoir se mettre à peindre en 20 secondes sans avoir à tout installer. 

Quels sont tes sujets de prédilection ?

Pour le moment c’est vraiment les paysages, j’ai envie de progresser encore sur le sujet et d’intégrer un peu de perspective mais sans perdre la spontanéité. J’ai également envie d’agrandir les formats, plus ça va plus j’agrandis. Je base mes aquarelles sur le geste donc les plus grands formats ont une autre approche. Un petit geste de poignet ou un grand geste d’épaule n’ont rien à voir et je fais évoluer ma pratique en ce sens là.

Crédit photo : o_aquarelles

Tu as professionnalisé ta passion, en parallèle de ton métier, comment cela s’est-il passé ?

Initialement je ne m’attendais pas à un tel engouement. Dès que j’ai commencé les paysages, c’est allé très vite sans que ce soit intentionnel. Ça s’est développé rapidement sur Instagram et j’ai découvert tout un monde. Je discute et échange des conseils avec d’autres aquarellistes, puis on m’a contacté pour différents projets d’illustration. Les choses arrivent les unes après les autres, comme l’aventure du PAON ! J’en suis assez contente et j’arrive à combiner les deux. 

 Je travaille beaucoup les soirs et week-ends. Mais l’avantage de l’aquarelle est qu’elle permet même en 15 minutes d’amorcer une inspiration, et de trouver toujours un petit peu de temps pour pratiquer.

Tu vas bientôt animer ton premier atelier, qu’est-ce qui t’as motivé à rejoindre Le PAON ?

J’ai beaucoup appris avec des tutos et des cours, je pense que c’est un peu à mon tour de transmettre. A mon sens ça ne permet pas d’économiser le temps qu’on doit passer à pratiquer mais simplement de transmettre quelques astuces. Je trouve ça intéressant qu’on puisse prendre des idées dans ce que je fais, de transmettre un style et une technique, et laisser chacun s’en emparer. 

Des conseils pour toutes les personnes qui n’osent pas se lancer ?

On ne peut pas savoir ce qu’on va être capable de faire avant de se lancer. Si on rate, tant pis. Je me suis toujours dit “je suis toute seule face à ma feuille”. Mes premières aquarelles n’avaient aucun intérêt, et encore aujourd’hui je ne partage pas mes ratés sur Instagram mais il y en a toujours. Je crois qu’il faut le voir comme un moment agréable, plutôt que de chercher à faire une réalisation grandiose.

Retrouvez le cours d’aquarelle d’Ondine de Peretti en replay : « Ouvrir nos horizons à l’aquarelle ».

Margaux Le PAON

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